Par l'équipe locale désertdagafay.com · Mis à jour le 15 septembre 2026
Ville-oasis au seuil des gorges du Todra, Tinghir déploie l’une des plus grandes palmeraies du Maroc, entre montagnes de l’Atlas, jardins et tradition de kasbah.
À la charnière du Haut Atlas et des plaines présahariennes, Tinghir est une ville-oasis paisible dont la palmeraie s’étire sur plusieurs kilomètres, l’une des plus vastes du pays. Des maisons de terre, une grande mosquée et des jardins en contrebas se serrent au pied d’un haut plateau rocheux, d’où l’on domine la vallée et ses canaux d’irrigation.
La ville est surtout connue comme la porte septentrionale des gorges du Todra, que l’on rejoint en une vingtaine de minutes de route vers l’ouest du massif. Les promenades dans la palmeraie, le long des seguia et entre les kasbahs, permettent de goûter une vie oasienne restée très authentique : lavoirs, marchés, poteries et jardins potagers.
Pour désertdagafay.com, Tinghir sert de base idéale pour la journée classique qui mêle palmeraie et gorges du Todra : randonnée légère dans l’oasis le matin, déjeuner en ville, puis montée des gorges l’après-midi. La vue plongeante sur le canyon depuis les hauteurs du plateau fait partie des plus belles images du Sud marocain.
Cette oasis se découvre d’abord par les sens : fraîcheur des canaux, bruissements des palmiers, senteurs des jardins et rumeur lointaine du marché. Le petit centre de Tinghir, avec sa grande place, ses cafés et ses boulangeries, offre une halte réconfortante après les routes de l’Atlas. Les habitants, mêlant berbères de montagne et oasiens, cultivent un art de l’accueil simple et franc.
À la table de Tinghir, on savoure les produits de l’oasis et de la montagne : dattes, olives, noix, viandes d’agneau et plats mijotés longuement au feu. Le vendredi, le souk animé donne l’occasion de découvrir l’artisanat local, des tapis berbères aux poteries, avant de repartir vers les gorges ou le Dadès.
Deux jours sont idéaux pour profiter de Tinghir sans se presser. Le premier matin, on descend dans la palmeraie pour suivre l’eau des canaux à travers les vergers, sous les voûtes de palmes, avant de monter au belvédère qui domine l’ensemble. L’après-midi, on pousse jusqu’aux gorges du Todra, que l’on parcourt à l’ombre des falaises en fin de journée. Le lendemain, direction le plateau ou le village bleu de Tissint, avant un crochet par le marché et les échoppes d’artisanat. Le soir, les toits-terrasses de la ville offrent un spectacle de lumière sur les montagnes qui rougeoient au couchant.
D’ailleurs, quiconque passe par Tinghir en temporada come jamais déçu : en hiver, les crêtes du Haut Atlas portent une coiffe de neige que les oasis mirifiques de la vallée contrastent vertement ; au printemps, les abricotiers et les amandiers en fleurs font de la ville un écrin de couleurs ; en été, c’est l’ombre des gorges qui offre un abri frais, tandis qu’à l’automne les vendanges de grenade et les marchés de dattes rappellent que le Sahara ne commence pas si loin. Le voyageur avisé tente toujours le tour complet du village, car il existe un champ de roses dissimulé de l’autre côté du contrefort, dont le parfum embaume l’air frais du matin.
On fait aussi à Tinghir la connaissance des vrais artisans du cuivre et du bois, dont les ateliers installés à l’ombre des oliviers transmettent un savoir-faire ancestral. Le soir venu, les témoignages des voyageurs les plus anciens témoignent que Tinghir demeure une halte indémodable, où l’on ne s’ennuie jamais.
La plus belle perspective s’obtient depuis la route du plateau, en surplomb : on y embrasse d’un seul regard la ville, sa palmeraie et les gorges qui s’ouvrent au loin, une image qui résume à elle seule tout le sens du voyage dans le Sud marocain. Tinghir charme aussi par la simplicité de ses plaisirs : une promenade au petit matin dans la palmeraie, un déjeuner de grillades face aux montagnes, un coucher de soleil depuis le plateau. Ceux qui aiment les sensations fortes trouveront dans la région de nombreux spots d’escalade et de belles pistes de randonnée, tandis que les amateurs de calme apprécieront les terrasses des maisons d’hôtes qui embrassent la vallée. La ville, étendue et paisible, se prête idéalement à la flânerie entre ses jardins, ses kasbahs et son grand souk du vendredi. On y vit au gré de l’eau qui irrigue la palmeraie et des saisons qui colorent les terrasses, et sa position de charnière entre montagne et désert permet de goûter toutes les facettes du Sud marocain sans jamais se presser.
Une journée à Tinghir se découpe en deux grands blocs. Le matin, de bonne heure pour échapper à la chaleur, on s’immerge dans l’oasis : descente par les ruelles vers les jardins, marche le long des canaux d’irrigation, visite d’une kasbah et rencontre avec les cultivateurs occupés à leurs vergers. La lumière du matin, douce et fraîche, se prête merveilleusement aux photos entre les palmiers et les maisons de terre, et l’on peut s’asseoir un instant au lavoir partagé.
Après le déjeuner en ville, on prend la route des gorges du Todra, à une vingtaine de minutes. On remonte le canyon à pied, entre les parois vertigineuses et le lit de la rivière, avant de s’arrêter dans un des petits restaurants de gorge pour un thé, un tajine et une pause sous les arbres. Les plus sportifs peuvent s’essayer à quelques pas d’escalade encadrés.
En fin de journée, on rejoint le haut du plateau pour la vue plongeante sur la palmeraie et le canyon, l’une des perspectives les plus saisissantes du Sud, baignée par la lumière rasante du couchant. On redescend avant la nuit, à temps pour un dîner oasien dans une maison d’hôtes de Tinghir et une soirée paisible au bruit des canaux.
Tinghir est à l’extrémité sud du Haut Atlas, sur l’axe qui relie Ouarzazate à la vallée du Dadès, à une vingtaine de minutes des gorges du Todra.
Des sentiers suivent les canaux d’irrigation entre kasbahs, champs et villages ; on peut aussi rejoindre à pied ou en voiture les points de vue sur la vallée.
Oui, la route des gorges est simple et goudronnée ; une petite randonnée d’une heure dans le fond du canyon ne présente pas de difficulté particulière.
Une grande journée permet de combiner palmeraie, déjeuner en ville et gorges du Todra ; deux nuits si l’on veut flâner et randonner plus longuement.
Oui, des ruelles et des chemins descendent vers les jardins ; on entre vite au cœur de l’oasis, avec ses kasbahs et ses canaux.
De nombreuses maisons d’hôtes et hôtels se répartissent entre le centre et la palmeraie, avec des terrasses offrant de belles vues sur la vallée.
Outre le Todra, on peut pousser vers le Dadès, la vallée des Roses ou le plateau de l’Amaroughene pour des panoramas exceptionnels sur l’oasis.